lundi 21 avril 2014

Symposium Apprendre Autrement, 17 mai, Rimouski


 Une petite invitation,
qu'il me fait plaisir de vous partager !
Pour la première fois, à Rimouski se tiendra un
Symposium Apprendre Autrement
Vous êtes intéressés par l’apprentissage sous toutes ses formes ?
Vous avez à cœur d’égayer le paysage éducationnel et relationnel ?
Vous êtes parents, professeurs, éducateurs, vous faites l’école à la maison
ou rêvez d’une école alternative ?


Vous êtes conviés à une journée de conférences,
Le samedi 17 mai, de 8h30 à 17h00
Au 325 Rue St-Jean-Baptiste Est, Rimouski (Édifice des Frères du Sacré-Cœur)
Coût 20 $ en pré vente à la boutique le P’tit futé (422, 2e rue Est, Rimouski) 25 $ à la porte

Venez passer une journée en compagnie de gens expérimentés et passionnés par l’intégrité, l’enthousiasme et l’envie d’apprendre des enfants;
-          Découvrez les nombreuses possibilités d’apprendre autrement, d’accompagner les enfants tant dans leurs difficultés que leurs talents afin d’activer leur plein potentiel
-          Facilitez l’apprentissage en préservant leur curiosité naturelle
-          Créez une dynamique de coopération à l’aide de moments intenses, riches et forts

Accompagner les enfants avec bienveillance contribue à leur estime de soi, sentiment de sécurité, et désir d’apprendre, d’où l’importance de s’éveiller à différentes alternatives, de s’informer et de s’outiller afin d’être les meilleurs guides possibles et de favoriser leur créativité ainsi que leur unicité.
 
Avec les conférences
-          3 pièges voleurs de temps et 3 façons de les éviter (Aline Tardif)
-          Les relations frères-sœurs (Laetitia Toanen)
-          La santé en Famille (Sandra Vuaillat)
-          Nos enfants - leur expérience - leur intégrité et leur potentiel au cœur des processus d’apprentissage (Jeanne-Marie Rugira)
les participants seront à même de regarnir leur coffre à outils, de se renouveler et d’initier certains changements ou réflexions susceptibles d’améliorer et de dynamiser leur projet d’accompagnement et d’éducation.  

L’évènement s’adresse à tous les gens en interaction avec les enfants, petits et grands !
Les bébés allaités sont les bienvenus.

Pour informations : 418 723-1739 
symposiumapprendreautrement.blogspot.com



 



samedi 19 avril 2014

Joyeuses Pâques




Je ne suis pas une passionnée de cuisine.
J'aime mieux écrire !
Je trouve que c'est trop long et surtout que ça revient trop souvent.
Par contre j'aime beaucoup cuisiner avec les enfants, surtout des pâtisseries !!!




Voilà plusieurs années que nous nous essayons aux créations de toutes sortes à l'occasion de Pâques. Néanmoins nous étions rarement satisfaits du résultat, nous retrouvant toujours avec du chocolat grumeleux très difficile à travailler. Cette année, nous avons eu la chance de profiter de judicieux conseils et nos chocolats sont tous beaux en plus d'être délicieux !

Alors je partage LE trucs pour de bons moulages. Le secret réside dans le fait qu'il ne faut pas trop faire chauffer le chocolat, ni ajouter de matière grasse ou de lait. Ainsi on fait chauffer de l'eau que l'on vide ensuite dans un récipient. On place le chocolat dans un autre récipient, style cul de poule, que l'on fait tremper dans celui d'eau chaude. Une sorte de bain-marie, hors du rond. Résultat, le chocolat font doucement, devient très lisse, et se verse facilement dans toutes sortes de moules !

Nous avons poussé la gourmandise à glisser dans chacun d'eux du beurre d'érable, des canneberges ou des amendes !

Et demain, les enfants seront heureux et drôlement fiers d'offrir leurs petits ballotins de chocolats fait maison !

dimanche 13 avril 2014

L'apprentissage des chiffres

Petit Caillou (3 ans tout neuf) est à fond dans les chiffres en ce  moment !
Et ça m'impressionne de voir toutes les données dont il a conscience; les chiffres, l'ordination, la chronologie, les quantités, le temps, etc. Même si tout ça est encore complètement mélangé, cela fait partie de sa vie et prendra sa place petit à petit.

Parfois lorsqu'il joue, je l'entends chuchoter.
En m'approchant je l'ai entendu; 1, 5, 8, 12, 13, 14, 22, et ainsi de suite.

Ce matin, alors qu'il tétait, je le vois lever ses petits doigts un à un puis déclamer :
- deuxièmement je t'aime
- deuxièmement tu joues aux dominos avec moi
- deuxièmement tu fais des gâteaux avec moi
- deuxièmement je t'aime

Et tantôt, tandis qu'il revient de l'épicerie avec son papa et me demande de lui couper des morceaux de melon, il me demande;
- Le melon, il est né en 2006 ?

Puis je demande à Riviera à quelle heure est son cours de danse et le voilà qui répond à sa place :
- A deux heures et quart !

Fier de sa réponse il va jouer avec sa dînette et se met à placer les assiettes dans le petit égoutoir. Il  les place toutes, mais il reste encore de la place. Alors il me montre :
- Il en manque 2,3,7,9,10 !

Incroyable ! Et quel plaisir de le voir apprendre en toute liberté, à son rythme, naturellement, au fil de ce que la vie lui amène.

mardi 8 avril 2014

Des enfants au parlement



 
Après un magnifique Soleil printanier, voilà que ce matin nous avons rallumé le poêle pour braver ce temps maussade et pluvieux, à l’image de cette campagne électorale et de ces enjeux. Je sais le choix a été fait et bien que j’avais rêvé de quelque chose de plus osé, je vais malgré tout prononcer quelques souhaits… parce qu’il faut continuer de rêver.
Hier en regardant mes enfants au fil de la journée, ils m’ont inspirée.
En admirant mon tout petit gadouiller dans les fic-flocs avec bonheur et insouciance… se mouiller les pieds pour rigoler ! Arroser à la volée pour faire pousser des fleurs !

Oser faire des pâtés de neige, à défaut de sable fin, et s’en réjouir, s’en ravir… Je l’ai imaginé en premier ministre. Ainsi je souhaite un premier ministre capable d’enthousiasme et de gratitude.

En observant le sérieux et le plaisir de mon plus grand en compagnie de son ami, à préparer  leur activité de campagne électorale, j’ai été émue et émerveillée de l’écouter se présenter et de voir les engagements qu’il prenait. Musicien et danseur expérimenté, bon sens de l’humour, passionné de hockey, libre d’esprit (puisqu’il fait l’école à la maison), soucieux de l’importance de bons soins de santé (il s’est cassé le bras deux fois!), d’origine Haïtienne et vivant à la campagne  … il s’engageait à créer davantage d’associations et de support pour les pays en voie de développement, à faire cesser les coupes de nos arbres tout le temps et n’importe comment, à prendre soin de l’environnement et des espèces en voie d’extinction, à développer une bonne ambiance tant dans les classes, que les hôpitaux, centres d’aide, etc. et prendre en considération les demandes de chacun afin de résoudre au mieux les problèmes. Sans compter que ses feuilles étaient pleines de dessins et de couleurs ! Bien entendu c’est une vision qui peut sembler naïve et inexpérimentée… mais je l’ai imaginé en premier ministre avec son empathie naturelle, son désir sincère de prendre soin et de concilier, son sens de l’humour indéniable, son attachement à son pays d’origine tout en étant en lien avec tout le monde, son côté artistique, ses connaissances historiques. Je souhaite un premier ministre rempli de sensibilité, avec du cœur.
Puis en écoutant ma cocotte jouer avec ses amies, proposer une idée après l’autre, trouver des solutions à tout avec une répartie incontestable et un tel un bouillonnement d’énergie, j’ai souri ! Et la façon dont elle s’est lancée dans le débat politique organisé par son frère; la précision de ses questions, son aisance à communiquer, à avoir les idées claires tout en étant vulnérable… il n’était pas question de ne pas aider Haïti ou d’oublier les animaux; au diable l’économie !!! Je l’ai imaginé en première ministre, droite, inflexible, déterminée, passionnée. Je souhaite un premier ministre franc, enracinée dans la Vie.
Ce matin en les ayant tous autour de moi, en savourant notre mode de vie et ma carrière de mère je souhaite un premier ministre qui prenne soin des familles et des enfants… pas en les organisant, ni en les dépossédant de leur pouvoir et responsabilités … un premier ministre bienveillant ayant à cœur l’équité, l’intégrité, le respect des heures demandées, du salaire annoncé, afin de permettre aux familles de vivre décemment et à leurs enfants d’être considérés comme des priorités. Je souhaite un premier ministre qui ait le goût du bonheur.

Je suis fière d’être Québécoise, heureuse d’être libre, farouchement solidaire et pleine d’espoir pour l’avenir, car à défaut d’enfants au parlement, de premier ministre inspirant, il y a les mamans !

mercredi 2 avril 2014

Faire le deuil


On en fait toutes je crois, des petits et des plus gros, des plus faciles et des plus difficiles, certains arrivent à être définitifs tandis que d’autres se pointent à répétition, nous attendant dans le détour… nous jouant des tours.
Depuis quelques mois une douleur sévit, dans mon cœur, dans mon corps, dans ma vie. Avec de l’aide j’ai réussi à l’entendre, la comprendre, pour enfin la faire partir et retrouver ma légèreté d'exister. Mais elle est tenace, coriace et la voilà qui refait surface. Ce n’est pas qu’elle fait si mal, non en fait c’est qu’elle fait peur, craindre le malheur. Peur que ce soit grave, peur qu’elle m’emporte, peur qu’elle me transporte jusqu’à un autre monde que je ne suis pas prête à visiter, arpenter, reposer en paix. En fait, elle m’a fait peur jusqu’à m’envahir, jusqu’à vivre avec la peur de mourir.
Et puis j’ai eu une sensation, vague impression, bribe de compréhension.
Si c’était seulement une partie de moi qui était en train de mourir, plutôt de mûrir, pour vivre de nouveau... vivre un renouveau.
Si c’était seulement une tranche de vie qui tire à sa fin… la fin des bambins.
La fin d’une période de vie, faite de petits.
La fin d’une décennie.
Ça pourrait être si simple, de laisser couler la Vie, de dire oui. Le problème, c'est que je suis attachée au passé, tandis qu'avec des enfants ont a pas le temps de s'attarder. Puis je ne suis pas certaine d'être prête, alors je tiens tête ! Un vrai combat en dedans de moi !

Ma couvée a grandit, vieillit...
Les moments où nous sommes tous attablés autour d'un même projet, se font plus espacés et parfois moins appréciés... et ça me fait regretter toutes ces belles années passées. Pourtant quel bonheur de les voir se définir, s'épanouir, confiants, contents... bientôt adolescents. Tellement de parents n'ont pas accès à de tels moments. Alors en même temps que j'éprouve une certaine nostalgie, je me réjouis, d'autant que la vie nous a gâtée, trois petits loups en santé ! Trois petits loups qui grandissent et nous ravissent ! Trois petits loups qui nous apprennent, qui ont fait de moi une Reine. Trois petits loups, grâce auxquels j’ai réalisé mon rêve, celui d’être mère et même mère de carrière. Mais voilà, même si je me disais que j’en voulais deux ou trois, je ne savais pas que j’aimerai autant ça. Je ne savais pas que ça ferait autant partie de moi. Je ne savais pas que ça ferait naître et grandir la femme en moi. Je ne connaissais pas le bonheur de le féminité, la fébrilité d’attendre un bébé. Je ne connaissais pas l’émoi, devant un minuscule petit pyjama. Je ne savais pas je pourrai m’enivrer de leur l’odeur, de leur tiédeur, de leur moiteur, de leur douceur. Je ne savais pas tout le bonheur de les tenir par la main pour partager notre chemin, je ne savais pas que caresser la tête d’un nouveau-né donne l’impression de toucher au sacré, je ne savais pas la félicité d’allaiter, je ne savais pas la complicité de jouer, de se chatouiller, de dessiner, de cuisiner, de se bisouter, de se câliner. Je ne savais pas, qu’ils deviendraient tout pour moi.
Et pire que ça, je ne savais pas qu’un jour mon temps serait compté, que des rides au coin des yeux et du blanc dans mes cheveux me rappelleraient qu’une décennie venait de s’ajouter, que le temps s’était écoulé au point de faire résonner un tic-tac  insensé et venir me faire sentir pressée de me décider. Décider d’un autre bébé ou d’avancer d’autres projets. Décider de passer à autre chose, ou en prendre une dernière dose. Fermer doucement cette partie de moi, qui a prêtée vie quelques fois. Emmener à la friperie, la chaise haute, le petit lit et tout ce qui a tant servi, donner le tire-lait et le porte-bébé, offrir à d’autres mamans les sacs de vêtements qui ne passeront plus de l’un à l’autre rappelant une foule de souvenirs. Observer les grosses bedaines, bébé en écharpe sans larme ni regret, reléguer ma crédibilité à d’autres domaines d’activités, arrêter d’écrire pour dire et revendiquer  un statut pour les mères de carrière,  avancer… avancer vers d’autres projets. Évoluer avec ma trâlée, plutôt que de rester collée au monde des bébés, grandir avec eux et continuer de vivre des jours heureux.

Je sais certaines me diront: "Mais qu’est ce qui t’empêche d’avoir un autre bébé, et de continuer d’accompagner doucement tes plus grands ?" Rien, si ce n’est la peur de ne pas y arriver, pas arriver à tout concilier, pas arriver à combler les fossés des années, pas arriver à accompagner chacun dans ses besoins au quotidien, la peur que ce bonheur soit au détriment d’un des enfants, d’une certaine légèreté que l’on commence à retrouver, le constat de petites nuits et de journées bien remplies… et l’envie aussi de nourrir d’autres projets, de faire grandir de nouvelles idées, de prendre soin de ce que l’on a … au creux de nos bras. Accepter, que nous ne sommes pas fait d’éternité, que les choses sont vouées à changer, évoluer, se transformer et qu’il nous faut apprendre à l’accepter, l’apprécier, le célébrer.

Un jour j’espère, je serai une grand-mère, aux cheveux gris et multiples décennies, épanouies, et ma vie sera de nouveau garnie de petits!