Afin de faire suite au billet précédent, au sujet du maternage et de l'attachement voici un livre que je vous conseille vivement.
D'autant que s'il traite en partie d'adoption cela pourrait faire sens pour tout type de relation parent-enfant, bref un livre pour tous les papas et les mamans !!! Il m’a profondément émue, touchée et aidée. Ce que j’ai apprécié le
plus c’est l’espoir. En lisant ce livre on a l’impression que tout est possible, que rien n’est perdu…
aucune citation d’étude ni statistique, seulement la confiance en le fait que
la création d’un lien puisse se tisser. Ce fut un immense soulagement…
quelqu’un d’autre que nous y croyait. L’occasion d’une sérénité retrouvée pour quelques
jours du moins ! J’ai également beaucoup apprécié l’absence de jugement et de
culpabilité; à savoir que nous sommes des êtres en croissance, en cheminement
et qu’il a pu nous arriver de faire des erreurs, que l’on puisse à présent
souhaiter s’y prendre d’une nouvelle façon… apprendre à parler un nouveau
langage.
Bien entendu, le résumé est celui de ce qui m’a le plus touché. D’autres
personnes y trouveraient d’autres trésors ! Néanmoins voici les grandes lignes
accrochées sur notre frigo. En souhaitant qu’elles pourront vous aider vous
aussi et vous permettre de retrouver un peu de confiance, de sérénité et de
bienveillance.
Sincèrement,
Créer des liens, Adoption et maternage
Cécile Flé, Edition Instant présent
Parfois
dans la vie,
les
circonstances font que l’on arrive pas à dire avec des mots,
les circonstances font que l’on a pas eu le temps de dire au revoir, merci ou
de s’expliquer,
les circonstances de notre naissance, de notre quotidien, de notre vie font
peur, des fois même peur de mourir,
Des
émotions à vif,
les cris, les larmes, les colères sont des cris d’alarmes
pour dire nos souffrances.
Les enfants sont des experts pour faire
sortir leurs souffrances, mais aussi celles de leurs parents, comme ça ils
peuvent mieux prendre soin d’eux par la suite.
S’il nous est difficile de répondre avec empathie à
l’insolence de notre enfant, notre enfant agira de cette façon chaque fois
qu’il aura besoin d’être entendu.
Notre issue pour parvenir à aider notre
enfant à trouver d’autres mots pour exprimer ce qui le tourmente est de ne plus être
agacée par l’insolence et entendre d’une oreille bienveillante, les
mots qu’elles cachent. Ceci implique de comprendre pourquoi nous sommes
agacés.
Lors
des crises;
Est-ce que tu te sens en sécurité avec nous ?
As-tu peur d’être abandonnée encore ?
As-tu d’autres peurs?
Le
sentiment de sécurité
Donner
un sentiment de sécurité à notre enfant, c’est lui montrer à chaque instant
notre amour inconditionnel, quel que soit son comportement.
Nous allons
porter notre enfant psychologiquement sous un parapluie de bienveillance et
d’amour, pour guérir ses blessures.
L’amour
inconditionnel
c’est entendre avec bienveillance les manifestations qui
nous semble difficiles (cris, pleurs, colères),
c’est accepter son enfant dans son entier malgré un quotidien houleux,
ne pas se
sentir heurté par son comportement, mais en empathie avec sa souffrance,
c’est avoir des réponses chaleureuses, AIMER.
L’amour inconditionnel peut s’avérer difficile
lorsque nous avons-nous-même des blessures, peurs, inquiétudes qui voilent notre amour
et nous démunissent de notre empathie … parce qu’il est difficile de
donner ce que l’on n’a pas reçu.
Écouter les émotions d’un enfant, c’est tout d’abord
reconnaitre qu’il vit un moment difficile.
On peut l’aider à trouver ses propres solutions
*Les enfants dits manipulateurs sont d’anciens bébés dont les pleurs n’ont pas
été entendus et qui font tout pour réussir à se faire
entendre et vivre !
Mieux comprendre
pourquoi notre enfant ne coopère pas;
Une blessure profonde s’est peut-être réveillée… comme un volcan qui s’éveille
Les
conflits versus le lâcher prise
S’attarder à les résoudre ensemble va nous aider à ne pas entrer dans une
spirale de tension.
Revisiter
nos exigences, peut amener beaucoup de bonheur de notre relation
avec nos enfants (D’où viennent nos exigences, pourquoi leur imposons-nous
telle limite?)
Lâcher prise c’est se questionner sur nos exigences et leur bienfondé… celles
qui nous tiennent à cœur et celles avec lesquelles nous ne nous sentons pas
cohérents.
Souvent en lâchant prise, la relation s’apaise et nous observons plus de
coopération, plus de communication, moins de stress et de contestation.
Accompagner
dans la confiance
Un enfant qui va mal peut ne pas avoir envie d’apprendre, avoir peur de se
retrouver en situation d’échec, avoir perdu confiance en ses capacités
Les
peurs
La peur inhibe, induit des comportements qui ne nous appartiennent pas,
ne nous permet pas d’exister, d’être soi.
Chaque soir on peut prendre un temps pour raconter notre pire moment et le
meilleur aussi.
Les
colères
Lors d’une colère l’enfant est HORS de lui, nous allons donc l’aider à se retrouver,
en le contenant avec nos bras, lui parlant doucement ou lui permettant
simplement de s’isoler.
Plus tard, nous pouvons demander à notre enfant de nous aider à trouver des
solutions.
Notre
détermination bienveillante
L’enfant a besoin de nous sentir sûr de nous afin de se sentir en sécurité.
Il
a besoin de savoir qui nous sommes, de nous entendre le
lui dire. (Comme parent est ce que je sais qui je suis sans mes peurs, besoins
de reconnaissance, entraves ancestrales, jugement potentiel… qui sommes-nous
vraiment)
Le
portage psychologique
De la même façon que nous avons porté nos tout petits dans nos bras ou en
écharpe, l’enfant a besoin d’être porté
psychologiquement, soutenu d’un regard bienveillant (on peut
entendre ce qu’il redoute sans qu’il puisse l’exprimer lui-même, l’aider à
formuler son ressenti, le soutenir de notre amour, l’accepter tel qu’il est)
Notre
sentiment d’échec ou d’impuissance
Le plus grand des remèdes est certainement de GARDER CON FIANCE
en notre capacité à tisser ce lien entre notre enfant et nous, à le
soutenir dans ses souffrances et à l’amener vers une vie plus sereine et
épanouie.
Ne pas attendre de résultats immédiats, mais prendre chaque jour un
temps pour insuffler plus de
sérénité dans notre relation.
Parce que lorsque nous perdons pied, notre enfant se noie.
Il est donc important d’être bien entourés et de ne pas se laisser vaciller
par les commentaires de nos proches… et de garder à l’esprit qu’il est très
difficile de donner ce que l’on n’a pas reçu, c’est un comme apprendre à parler
une nouvelle langue. Il faut donc se donner du temps
Le
réservoir affectif
Lorsqu’il est plein nous sommes en pleine forme, notre patience a peu de
limites et nous sommes souriants, remplis d’énergie, capables d’accepter les
contrariétés.
Lorsqu’il est vide, nous voilà incapable de réagir avec justesse, agacé par
tout, irrité à la moindre difficulté. Pour remplir notre réservoir on peut se
faire des câlins, des bisous, se promener, offrir des mots doux, des massages,
des bains moussants, des attentions délicates, des jeux, batailles de polochon,
etc.
Un réservoir affectif percé par des blessures aura plus de difficultés à se
remplir… il faudra remplir encore et encore.
Pistes
à explorer
La
kinésiologie (brain gym), microkinésiologie, l’EMDR, les fleurs de bach,
l’Homéopathie sont autant d’avenues à explorer tant pour nous soutenir que nous
accompagner dans certaines résolutions.
Demander
pardon
En cheminant dans nos aventures de parents ont peut être pris de regrets et de
culpabilité devant certaines de nos réactions antérieures, erreurs et ainsi de
suite. On peut alors demander pardon, écouter l’enfant dans sa colère et ses
peurs, accepter ce qu’il aura à dire plutôt que de le nier, reconnaître que nous avons peut
être fait fausse route et lui expliquer ce que nous souhaitons pour l’avenir.
En étant authentique avec nos enfants on leur montre
que nous sommes humains et que nous avons droit à l’erreur. On cultive la
confiance et l’acceptation.
‘’Nos enfants ne sont pas avec nous par hasard, ils
sont venus nous rencontrer, et nous sommes avec eux pour les accompagner sur ce
chemin qui s’ouvre devant nous, chemin qui peut être compliqué, laborieux, mais
parsemé de richesses’’.