Cette semaine, je suis une maman Zen !
Mieux que ça; la bête sauvage qui vivait terrée sous l'escalier, nous a quittée !
C'est par ici : http://mamanszen.com/rituel-pour-combattre-les-monstres/
Femme rituelle, passeuse, mère d'une tribu non scolarisée, je créé des chemins de traverse pour accompagner les grands passages de vies féminins. Des chemins de sororité, en cercle, en quête, à l'écoute, pour se retrouver et partager ... des chemins à créer et à faire fleurir au fil de nos pas.
jeudi 17 décembre 2015
mercredi 2 décembre 2015
Rituel de l'Avent
À mesure que les flocons tombent, le temps des fêtes fait
son arrivée accompagné d’un rituel que la maisonnée aime beaucoup; celle
de la spirale de l’Avent. Un peu à la
façon des calendriers de l’Avent servant à compter les jours nous séparant de
Noël tout en découvrant une petite surprise jour après jour, la spirale de
l’Avent dessine un grand chemin à la différence que celui-ci représente
l’univers et que la surprise est celle de la lumière que porte notre vie.
La spirale symbolise la naissance, l’évolution, l’expansion
de l’univers et son mouvement infini à l’intérieur duquel nous vivons,
cheminons, évoluons. Elle va aussi illustrer le fait que tout est un
éternellement recommencent. En effet, dans le cycle de vie et de mort, la vie
se renouvelle, évolue, se perpétue. Au mois de décembre, la nature se meurt;
les arbres sont dépouillés de leurs feuilles depuis plusieurs semaines déjà. La
noirceur s’intensifie de jour en jour à mesure que le froid mord davantage.
Nous voilà dans un temps d’introspection, peut-être parfois plongés dans nos
propres noirceurs d’où la nécessité de veiller sur notre petite lumière. Celle
qui brille en nous, celle qui nous anime, celle qui parfois vacille, mais qui
toujours continue d’exister… un peu comme les graines enfouies en terre, au
repos, en dormance, qui une fois le printemps revenu, la terre abreuvée et
réchauffée se mettront à pousser pour pointer de nouveau vers le soleil.
Ainsi sur cette spirale de l’Avent nous allons marquer
chaque jour écoulé au moyen d’une petite chandelle. Celle-ci, une fois allumée,
célèbre la vie qui nous anime. Elle est également l’occasion de faire rayonner
notre lumière et de la diffuser en ce temps de festivité et de partage. Ainsi au
moment de l’allumer, l’enfant pourra chanter une petite chanson rappelant sa
place dans le monde et dans l’univers. Il pourra aussi dédier sa chandelle,
offrir sa lumière à quelque chose où quelqu’un qui l’a particulièrement touché
au cours de la journée. Chez nous des
chandelles ont été allumées pour mon grand père qui a 95 ans, pour un petit bébé
qui venait de naitre, pour une soirée formidable passée entre amis, pour un
souhait que l’on voulait voir se réaliser, pour les enfants en Haïti, les
mamans en Syrie, les prisonniers d’Amnistie auxquels nous avions écrit. Ce fut
l’occasion de moments de grande émotion qui ont suscités d’incroyables
réflexions et discussions, autant chez notre tout petit qu’avec les plus
grands. Pour la maman que je suis, qui adore avoir tout ses petits réunis,
c’est un rituel autant magique que magnifique.
Ainsi le soir venu constitue un moment fort de l’Avent, toutefois
le grand jour de sa fabrication en est un tout aussi important ! On peut faire
une spirale que l’on découpera dans une plaque de bois. Mais on peut aussi la
modeler avec de la pâte modeler, de la pâte à sel ou fimo. Il est également
possible de simplement la dessiner au moyen de pommes bien rouges, de pommes de
pins, d’étoiles d’anis, de coquillages, de petits cailloux, etc… autant
d’objets qui pourront être placés en spirale, intercalés d’une petite lumière
qui pourrait tout simplement être une petite bougie chauffe plat !
Et si on veut vraiment faire les choses en grand, alors les
quatre semaines de l’Avent seront également accompagnées des quatre directions,
des quatre saisons et des quatre grands règnes ! Ainsi notre spirale, prendra
place au sein d’une véritable table de saison* où s’égayeront personnages,
plantes, cailloux et animaux susceptibles de créer tout un monde d’aventures et
d’histoires jusqu’au grand jour de Noël !!!
* La spirale de l’Avent est issue de la pédagogie Steiner.
Si certains ont cherché à malmener tout l’aspect anthroposophique lié à cette
célébration, elle a été pour moi une base inspirante à un rituel familiale que
nous avons modulé et adapté en fonction de nos envies et valeurs. Voilà toute la beauté des rituels, créer des
moments forts et sacrés, à vivre en famille et entre amis selon nos envies en
respect avec nos principes et valeurs !
* La table de saison fait également référence à la pédagogie
Steiner.
* Chanson de la spirale de l’Avent issu de la pédagogie
Steiner, qui là encore peut être modifiée ou adaptée selon notre
inspiration :
Je porte ma chandelle dans la nuit
Je porte ma chandelle dans la nuit
Illumine, illumine, illumine mon cœur
Illumine, illumine, illumine la nuit
Vois ma petite bougie briller dans la nuit, oh que j’aime ça
Sa lueur, oh que j’aime ça, Sa lueur
Vois ma petite bougie briller dans la nuit, oh que j’aime ça
Sa lueur, oh que j’aime ça , Sa lueur
Pour plus d'infos sur les rituels: www.chemins-de-traverse.ca
Je porte ma chandelle dans la nuit
Je porte ma chandelle dans la nuit
Illumine, illumine, illumine mon cœur
Illumine, illumine, illumine la nuit
Vois ma petite bougie briller dans la nuit, oh que j’aime ça
Sa lueur, oh que j’aime ça, Sa lueur
Vois ma petite bougie briller dans la nuit, oh que j’aime ça
Sa lueur, oh que j’aime ça , Sa lueur
Pour plus d'infos sur les rituels: www.chemins-de-traverse.ca
dimanche 15 novembre 2015
Mamans zen; Le plaisir de lire

... si je n'avais pas été un tantinet débordée, jusque à en oublier un rituel fort apprécié; celui du plaisir de lire !
http://mamanszen.com/le-plaisir-de-lire/
dimanche 8 novembre 2015
La fin d'un chemin
Elle s’était annoncée, on savait qu’elle arrivait…
Et puis voilà l’heure a sonné.
Je me demande si dans ces moments là, c’est la mort qui s’en vient… ou la vie qui s’en va.
Et puis voilà l’heure a sonné.
Je me demande si dans ces moments là, c’est la mort qui s’en vient… ou la vie qui s’en va.
Et me voilà en dérive dans mes souvenirs, souvenirs exhumés par cette mort confirmée.
Souvenirs d’enfants, d’enfants chanceux, heureux,
A l’abri des soucis de famille, de ceux qui crèvent le cœur et étouffent le bonheur.
Je le vois fier dans sa Mercedes argentée, accompagnée de son amour et sa beauté,
Je le vois nous emmenant donner à manger aux poneys, nous offrant des bonbons par poignées.
Je le vois jeune et élégant, avec mes yeux d’enfant,
Je le vois plein d’idées et de projets, toujours porté par la nouveauté,
Je le vois heureux de son bébé enfin arrivé,
Sans savoir qu’une fois la nuit tombée, il se laisse emporter…
Pas certain, de vouloir accueillir un autre matin.
Je le vois, dans ma peine et ma rage d’adolescente, impuissante.
Je le vois sans vouloir le voir vraiment, parce qu’en vieillissant on comprends que certains tourments sont trop grands .
Je ne le verrai plus, ni bourru, ni abattu, ni vaincu.
Seulement dans mes souvenirs d’enfants, d’enfants chanceux, heureux.
Ça ne m’a pas empêché de pleurer … de partir marcher dans la forêt,
Sur les traces d’une autre mort, que nous avions déposée non sans effort
Au cœur du dernier hiver, avec mon père.
Je n’y étais jamais retournée, pas certaine d’assumer ce que ça me ferait.
Et voilà qu’aujourd’hui, mes pas m’y ont conduit.
Lorsque j’ai vu les ossements dépouillés de leur chaire, reposer sur la Terre
Près à retourner dans leur antre, peut-être en attendant l’accueil d’un prochain ventre,
J’ai compris, le cycle de vie.
Momentanément accepté la beauté et le sentiment de paix
Lié à la vie qui s’en est allée.
Goûté à la sérénité,
Que la mort ne soit pas une tragédie,
Mais un simple chemin de vie.
Seulement dans mes souvenirs d’enfants, d’enfants chanceux, heureux.
Ça ne m’a pas empêché de pleurer … de partir marcher dans la forêt,
Sur les traces d’une autre mort, que nous avions déposée non sans effort
Au cœur du dernier hiver, avec mon père.
Je n’y étais jamais retournée, pas certaine d’assumer ce que ça me ferait.
Et voilà qu’aujourd’hui, mes pas m’y ont conduit.
Lorsque j’ai vu les ossements dépouillés de leur chaire, reposer sur la Terre
Près à retourner dans leur antre, peut-être en attendant l’accueil d’un prochain ventre,
J’ai compris, le cycle de vie.
Momentanément accepté la beauté et le sentiment de paix
Lié à la vie qui s’en est allée.
Goûté à la sérénité,
Que la mort ne soit pas une tragédie,
Mais un simple chemin de vie.
Puis l’arbre et son tronc dévié, tandis que les corneilles
tournoyaient,
M’ont accompagné,
Le temps de t’honorer.
De revisiter mes souvenirs d’enfant qui t’adorait.
De te remercier, pour ce que tu m’as permis d’approcher.
M’ont accompagné,
Le temps de t’honorer.
De revisiter mes souvenirs d’enfant qui t’adorait.
De te remercier, pour ce que tu m’as permis d’approcher.
Bon vent mon tonton
Je t’aime
Je t’aime
mercredi 14 octobre 2015
Un monde qui ne sait plus vivre avec ses enfants

Nous sommes donc partis de bon matin de notre Saint-Loin du
Loin Loin afin de nous embarquer pour 8 heures de bus et gagner la métropole !
Premier constat, même si j’y avais pensé sans réussir à fonctionner autrement
malgré tout, j’allais manquer de bras ! Et oui, on partait pour trois jours, ce
qui implique quelques vêtements et brosses à dents, auxquels il faut immanquablement
ajouter quelques jeux lorsqu’on voyage avec un bambin de 4 ans, que l’on a 8 h
de bus à faire, 3 jours d’ateliers, dont deux au cours desquels nous aurons à
intervenir ! S’ajoute le fait que le dit bambin est difficile à nourrir et
qu’il est plus simple d’emmener ce qu’il accepte de manger, plutôt que de
devoir partir chasser entre deux ateliers ! J’avais donc une valise… une trop
grosse valise, un sac à l’épaule afin d’avoir de quoi jouer, manger et
patienter pendant les 8 h de bus et … mon bâton de lune ! Un bâton d’1.60m
largement emmitouflé afin de préserver sa préciosité ! Manquait une main pour
tenir celle de mon bambin !!! Tant pis, à 6h du matin et à St-Loin du Loin du
Loin Loin on ne craint pas trop les méchants, kidnappeurs d’enfants ! Ainsi on
a réussi à embarquer, tout doucement le bus s’est ébranlé… Pendant, 8h de temps
!
Ainsi, nous avons fait notre vie et récolté bien malgré nous
quelques commentaires quand à notre façon de faire ! « C’est qu’il parle bien
votre enfant, il est drôlement patient ! » « Merci de nous avoir
divertit ! » (De rien c’est un plaisir de savoir que nous avons été écoutés
et épiés pendant tout le trajet). Une fois débarqué du bus, la vraie aventure a
commencé ! Dédales d’escaliers dans le métro bondé pour saluer notre arrivée !
Rituel d’ouverture, table ronde, souper, soirée, tout s’est
enchainé à grand coup de tétées, de biscuits à grignoter et de casse-tête à assembler
pour s’occuper. Tout c’est bien passé
sous les yeux ébahis des femmes rassemblées;
« Bien dites donc ce qu’il est calme votre enfant, il est vraiment patient
! », comme si c’était une épreuve de torture que d’être sur les genoux de
sa maman pendant un petit moment ! « Coudon, tu es bien mignon, on ne t’a
pas entendu, ma fille n’aurait jamais tenue! », et vlan dans les dents de
l’enfant absent ! Madame le savez-vous vraiment ? Avez-vous déjà essayé ?
Avez-vous seulement osé ? Et puis pourquoi un enfant sage est un enfant que
l’on a pas besoin d’écouter, duquel il n’est pas nécessaire de s’occuper ?
« Tu restes avec maman, tu n’es pas trop fatigué, tu ne
voudrais pas aller te coucher ? »,
C’est vrai que de s’endormir dans les bras de maman est
vraiment affligeant, alors qu’il pourrait être couché accompagnés de monstres
sous son lit, la porte fermée et une lumière pour le veiller !
« Mais il est parfait ce petit ! », parfait une fois endormi, mais avouez qu’il vous a terrorisé lorsqu’il est arrivé !
« Mais il est parfait ce petit ! », parfait une fois endormi, mais avouez qu’il vous a terrorisé lorsqu’il est arrivé !
Ce qui est fou dans ce genre de propos, c’est qu’il est
totalement impensable d’envisager que l’enfant puisse s’amuser, que l’on ne
soit pas une mère névrosée, ou même d’accepter que l’enfant aurait pu faire du
bruit et que tout le monde aurait quand même été en vie !!!
Après avoir dansé et chanté on a fini par aller se coucher !
On a bénéficié d’une place en auto qui nous a évité le métro ! Et une fois à
l’appartement Morphée nous a emporté tout doucement. Au petit matin, mon bambin
a sauté dans le bain et nous étions fins prêts à commencer une autre journée !
Une autre journée au cours de laquelle Petit Caillou allait découvrir le
plaisir de discuter avec toutes ces
femmes rassemblées qui peu à peu commençaient à s’émerveiller ! Et oui le
charme était en train d’opérer !
« Il est extraordinaire votre enfant ! »
« Il est toujours comme ça, je n’ai jamais vu ça? »
« Il est toujours comme ça, je n’ai jamais vu ça? »
« C’est vraiment inspirant de vous voir avec votre
enfant! »
« Il n’est vraiment pas dérangeant. »
On nous a accepté dans presque tous les ateliers… et oui une
nous a refusé, sous prétexte que ce serait trop compliqué ! Compliqué pourquoi,
ça on ne le saura jamais, si ce n’est que ça devait beaucoup la stresser
d’avoir un bambin à proximité ! Mais d’autres ont proposé de m’accompagner pour
m’aider, de lui prêté un petit tapis pour qu’il puisse se coucher et certaines
ont même rigolé de ses réflexions éveillées ! Ainsi, on nous a observé, jugé,
contemplé, questionné ? Mais qu’est ce que je faisais dans ce festival du
féminin avec mon bambin ? C’est fou même à rassemblement sur la féminité sacrée
on omettait la maternité ! Pourtant des ateliers s’y intéressaient, plusieurs
femmes arboraient une grossesse avancée, mais les femmes étaient ici comme dans
le reste de leur vie, coupées, amputées, divisées, partagées, tiraillées… Ainsi
j’ai expliqué que nous venions de St-Loin du Loin Loin, que j’allais donner une tente rouge ainsi qu’un
atelier, et que du fait de l’allaitement il était impossible de se séparer.
Mais peu importe l’allaitement prolongé, le sentiment de sécurité, le besoin de
proximité, l’envie de partager, le désir de conjuguer. Le fait d’avoir à
expliquer raconte à quel point nous avons oublié. Oublié que parents et enfants
sont fait pour vivre ensemble et que cela peut être tellement satisfaisant. Oublié
que Petit Caillou n’est pas une exception, mais que de nombreux autres enfants
auraient réagis de la même façon. Oublié que la vie n’est pas obligée d’être
morcelée, fragmentée, séparée par groupe d’âge, profession, obligation. Oublié
que ce ne sont pas les enfants qui sont tannants, mais bien les adultes qui
sont exigeants. Oublié que les enfants sont fait pour apprendre des grands, qui
eux ont tout à gagner de ne pas oublier leur cœur d’enfant.
Ainsi pendant trois jours durant, on nous a témoigné de
l’intérêt, nous nous sommes liés d’amitié, avons été appréciés et même
remerciés … remerciés d’être venus de si loin pour donner un atelier, remercié
d’être venus de si loin pour donner un atelier en compagnie d’un si charmant
bambin qui a su faire rire, réfléchir, intriguer, questionner par le seul fait
d’exister… de faire sa vie comme bon lui semblait au milieu d’un festival de la
féminité. De faire sa vie comme bon lui semblait en étant bien entouré, veillé,
accueilli par des gens qui au début n’étaient pas sûr d vouloir de lui et qui
au final ont été séduits. De faire sa vie d’enfant de 4 ans en jouant,
écoutant, tétant… en suivant sa maman
tout simplement !
PS Par contre je dois dire que si on ne sait plus vivre avec
nos enfants ont sait encore prêter main forte aux mamans ! Un monsieur du métro
s’est occupé de nous faire passer dans un guichet particulier, compte tenu de
mon barda et fatras ! Un homme, deux hommes, trois hommes m’ont proposé de
porter, ma valise bourrée ! Un autre s’est mis en travers de la porte du métro
pour nous permettre d’embarquer ! Une dame a cédé son siège à Petit Caillou et
fait le reste du trajet debout ! Une autre m’a aidé à me retrouver, tandis que
j’hésitais quant à la sortie à emprunter ! Parvenus au collège où se tenait le
festival, il nous restait encore trois étages à gravir avant de nous réjouir !
Un preux chevalier, s’est chargé de nos bagages dans l’escalier ! Et une fois
revenus à notre St-Loin du Loin Loin, au milieu de la nuit avec un petit bambin
endormi, le chauffeur d’autocar est venu déposer nos bagages jusque dans le
coffre de la voiture, histoire de finir en beauté notre aventure !!!!
dimanche 11 octobre 2015
Rituel de la fête des récoltes
... pour honorer vos récoltes
... pour remercier la Terre Mère qui supporte vos pas
... pour apprécier les douceurs et bontés de vos vies
... pour célébrer le coeur de ce qui vous habite
... pour dire votre amour à ceux qui vous sont précieux
... pour cultiver la gratitude et le sens du Sacré
Et parce que parfois on ne sait pas trop comment s’y
prendre, on ose pas trop écouter son cœur, on craint la critique ou le
jugement, je vous partage quelques suggestions de moments magiques pour
célébrer ce privilège de pouvoir rendre grâce !
L’action de grâce rime avec fête des récoltes, aussi j’aime
beaucoup profiter de cette occasion pour remercier la Terre mère en lui
offrant;
-
un petit peu de nos récoltes pour la nourrir ou
nourrir les animaux de la forêt
-
des gâteaux fait de graines et de gras pour
faciliter la vie aux petits oiseaux
-
du tambour en écho à son cœur qui bat, des
chants et de la danse pour faire vibrer en nous et transporter dans les airs
notre gratitude et notre joie
-
un mandala fait de pétales de fleurs, de
céréales, de glands, mousses, pommes de pin et autre trésors de la nature afin
de rendre hommage à sa beauté
-
des bulbes chargés de souhaits que nous mettons
en terre et qui fleuriront au printemps suivant
Si les récoltes sont certes liées à la Terre, maison peut
également souligner celles en lien avec nos cœurs, nos vies, implications et
communautés. Ainsi c’est une belle occasion de prendre un temps d’arrêt seule,
ou entouré (e) de nos amis rassemblés en cercle pour partager ce que nous avons
accompli et réalisé, ce dont nous sommes fiers, particulièrement émus ou
reconnaissants. Ce peut-être l’occasion de souligner une avancée, un effort, un
projet abouti, une satisfaction ou de simplement prendre conscience du
privilège d’être réunis pour ce moment, d’être entouré, choyé, en santé. Au
moment de se raconter on peut déposer devant soi un bouquet de fleurs, allumer
une bougie ou parsemer quelques grains de riz ou miettes de pain afin de concrétiser
nos paroles et de laisser une trace … trace à contempler, trace à offrir, trace
de la preuve de notre présence, de notre passage.
La fête des récoltes ayant lieu au moment de l’année où il
commence à faire froid et gris j’aime beaucoup rentrer au chaud après le rituel
extérieur afin de partager un repas fait de ce qui pousse chez nous. Il y a des
années où nous avions un repas complet et d’autres une simple croustade aux
pommes… l’occasion remarquable de prendre conscience de notre consommation, du
lien qui nous unit à la Terre, des efforts nécessaires pour une récoltes, des aléas liés à la météo et au cycle de la
nature, d’être reconnaissant, de se satisfaire de ce que l’on a, de prendre le
temps de remercier et de partager.
PS Je sais que cet article arrivera un peu tard, mais il n’est
jamais trop tard pour cultiver la gratitude et prendre le temps de partager nos
récoltes !
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